( 18 novembre, 2012 )

« Comme à un rocher comme à un péché Je suis accroché à toi Je suis fatigué je suis épuisé De faire semblant d’être heureux quand ils sont là  » (Je suis malade de Serge Lama)

Il fut un temps ou pour s’endormir elle revait

A toutes les jolies choses qu’elle désirait

Et elle sombrait alors comme un bébé.

Aujourd’hui quand elle cherche le sommeil

Les pensées de tout ce qu’elle n’a pas le courage de dire l’envahissent

Et c’est vers l’insomnie qu’elle glisse.

C’est donc en son nom que je m’adresse a vous.

Monsieur, s’il vous plait, a elle ne pensez plus.

Elle n’est pas celle que vous croyez connaitre,

Cette femme aux milles et unes vertus,

Cette femme que vous pensez parfaite.

Des ailes d’ange elle est dépourvue.

A toi je voudrais dire tout bas:

« Chasses la bien vite de tes pensées

Helas elle n’est pas de celle la

Elle ne peut plus vraiment aimer.

La peur en a fait une paria. »

Ô toi le tentateur je voudrais te faire comprendre

Combien chacun de tes élans la fâche.

Elle n’est pas de celle qu’on peut prendre,

Qu’on utilise et puis qu’on lache

Sans même un mot, un geste tendre.

Et toi l’Ami il faut que je te dise:

« On oublie vite quand vient le bonheur

Celle a qui on faisait plus que la bise

Celle qu’on trouvait aux temps des pleurs

Avec qui on partageait les crises. »

Et puis celui que les années ont rapproché

Le bel ami qu’elle a vu grandir

Toi dont l’intérêt l’ a étonné,

crois moi, oublies bien vite ce désir

Qui ne fait en fait que la blesser.

Et enfin  a toi je veux hurler,

Toi son empreinte au fer rougi,

Le sang qui coule de ses plaies,

Son oxygène, elle s’asphictie.

Toi sa brulure, sa déchirure

Qui a emprisonné ses pensées,

Qui attises des douloureuses blessures,

Pour toi elle est a jamais damnée.

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