( 11 décembre, 2009 )

« Est bien vilain amant un homme qui vous désire plus qu’il ne vous aime » [Marivaux]

 


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La mort de l’aube

 

L’étau du souvenir de son corps sur le sien
Resserrait chaque jour d’avantage son étreinte,
Lourd, obsédant, mais de plus en plus incertain.

Laissant encore sur sa peau frissonnante l’empreinte
Brûlante et douloureuse de son ardente douceur.
Ravivant pour longtemps ses si pénibles craintes.

Elle le su aussitôt maître de son coeur
Sentant s’agrandir lentement la blessure
Et pourtant jouissant de cette infinie douleur.

Elle se pensait si forte cachée sous son armure,
Ravalant ses sanglots et s’efforçant de croire
Qu’elle était de ces gens pour qui rien ne perdure.

Mais l’étau se fermait à son grand désespoir
La privant de son souffle et lui liant les mains.
Oublier, fuir ailleurs et sans dire au revoir,

Furent ses noires pensées de bien nombreux matins
Quand le jour voilé et la lumière éteinte
Enveloppent les esseulés de leur pesant chagrin.

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